Articles Tagués ‘sexe politique et humour’


Depuis son vaisseau Google,  perdu au fin fond d’un univers qui n’existait que sous forme de SDK, Dieu fit appel à Kepler, un ange, pour programmer Eclipse; car il fallait bien créer quelque chose. Dieu s’emmerdait tout seul là haut et avait envie de s’amuser un peu. Il lança sa première application pour Android : Hello World ! De cette application naquirent les univers, les galaxies, les micro-ondes, les planètes, les smartphones, les aspirateurs et ainsi de suite. Mais, suite à un bug informatique, les univers se multiplièrent à l’infini et Dieu, bien avant que son fils, Jesus Christ, ne rencontre le même problème avec les petits pains, se trouva dépassé par ce qui semblait provenir d’une extension de menu.

Un virus infecta tout le système informatique du vaisseau et la vie apparût sur une planète sous forme de droïdes capables de se reproduire tout seuls.

Dieu inventa le XML afin d’ordonner un peu ce chaos. Mais cela ne fut pas suffisant. Dieu décida d’inventer le C++ et JavaScript ce qui engendra des périodes de végétation luxuriante mais aussi de glaciation suite à une erreur de packaging.

Dieu pensait avoir suffisamment compliqué les choses afin que personne ne puisse remarquer que son programme dysfonctionnait. Mais un hacker dissimulé dans un trou noir, apparut et créa un système parallèle avec une programmation diabolique et quasiment inviolable. Son nom était IOS, comme l’agent spécial du même acronyme.

Dieu embaucha Steve Jobs, un ange noir, lequel l’embrouilla avec une histoire de pomme. Dieu ne vit pas arriver le vaisseau du hacker, Xcode qui répandit les ténèbres sur le portail de l’univers en développement.

Dieu avait laissé l’enfer se créer.

Dans son infinie patiente, Dieu fit appel à d’autres anges, mais ceux-ci provoquèrent une pagaille monstre en créant les Windows phone, les Blackberry et autres.

A bout d’arguments, Dieu créa Phonegap, pensant que cela mettrait tout le monde d’accord. Mais les système alignèrent leur SDK en bataille rangée et Dieu baissa les bras.

C’est alors que lui vint une idée pour  domestiquer cette anarchie ; la religion. Dieu la créa, avec des variantes suivant les systèmes d’exploitation.   Il compila ses tutoriels  sous forme de chapitres et de versets et  leur donna le nom de bible, Torah, Coran et autres.

Ce fut un peu plus compliqué pour les droïdes orientaux, car ils avaient inventé un système d’écriture inaccessible  aux autres droïdes : les sinogrammes. Compiler les tutoriels, dont certains étaient écrits sur des carapaces  de tortue fut difficile. Dieu inventa le scanner,  Google Translator  et le moulin à prières.

Paul Mercusot

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Ayant été sage toute ma vie, voici ce que je ferai quand j’aurai 80 ans :

J’irai dans les salons de thé, je m’empiffrerai de gâteaux à la crème et je partirai sans payer.
Je boirai le vin de messe en cachette et je jouerai de l’orgue bourrée.
Je picorerai les raisins sur l’étal du supermarché.
Je fumerai à table quand je serai invitée chez des non fumeurs.
J’énumérerai une liste interminable de maux chez le docteur afin de faire poireauter ceux qui attendent.
Je passerai devant tout le monde dans le files d’attente et je filerai des coups de canne à ceux qui râlent.
Je prendrai le « tégévé » sans réservation et je ferai semblant d’être sourde quand le contrôleur passera.
Je collerai mon chewing-gum sur les chaises des voisins et des bonbons sucés dans leur poche.
Je ferai des remarques à ceux qui achètent des préservatifs à la pharmacie.
J’irai au cinéma et je n’arrêterai pas de faire des commentaires à haute voix.
Je volerai  « L’Écho des Savanes » chez le marchand de journaux  et je le lirai pendant les réunions du secours catholique.
J’irai à l’opéra et je n’arrêterai pas de tousser. Accessoirement je me curerai le nez pendant les entractes (quand la salle est éclairée)
Je prendrai deux places assises dans le bus et je poserai mes pieds déchaussés sur le siège en face.

J’espionnerai les voisins à la longue vue et je les ferai chanter.

Je mangerai sur les bancs en laissant les papiers gras étalés sur le siège.
Je cracherai les noyaux d’olive sur les passants.
Je lancerai le gras de jambon aux enfants en leur susurrant : « mange, mon petit »
Je jetterai des boutons de culotte dans la sébile des SDF.
Je téléphonerai de chez les amis pour insulter les gendarmes.
Je ferai des chèques sans provision aux œuvres caritatives.

Je me teindrai les cheveux en vert et les ongles en bleu.
Je mettrai un T-Shirt noir avec « mort aux vaches » inscrit en rouge.
Je roulerai très lentement sur les nationales.
Je ralentirai devant les auto-stoppeurs pour accélérer aussitôt.
Je postillonnerai  au restaurant et me moucherai dans la serviette.

Paul Mercusot


Vers l’an  – 15 000 avant que Jésus ne crie  les hommes préhistoriques  se gelaient  les méninges et  les…  pieds. Ils passaient les affres du paléolithique supérieur enfermés dans les grottes pour éviter le froid polaire et les tempêtes de neige qui régnaient au dehors. Ils ne sortaient que pour chasser l’aurochs.  Certains badegouliens de l’ère Bagedouille,  précitée,  (à ne pas confondre avec l’air nigedouille)  avaient découvert qu’on pouvait tagger les murs pour tuer  le temps  et s’occuper  les mains. C’est ce que font nos taggers aujourd’hui.

Nos ancêtres s’étaient fadés le maximum glaciaire pendant près de 75 000 ans , en grelottant,  avant de passer à  l’art rupestre.

En l’an – 15 000,  l’homme avait inventé l’aiguille à chas, le crochet, le crachoir, le burin, et la bombe de peinture. On trouve, d’ailleurs, des vestiges de ces bombes dans les fouilles de Lascaux, France, Padah Lin, Birmanie, et autres sites mondialement réputés.

Dix sept mille ans plus tard  les mêmes tags  embellissent les mornes banlieues,  les murs d’usine,  les arches de ponts, les façades de maison.

Voici ce que dit la loi  sur l’amende encourue :

… ‘’Lorsqu’ils ne sont pas faits sur des supports autorisés, les graffitis constituent, pour le droit pénal français, une « destruction, une dégradation ou une détérioration volontaire d’un bien appartenant à autrui », qui est punie :

d’une contravention de 5e classe (1 500 euros ou plus) s’il n’en résulte qu’un dommage léger (Article R.635-1 du Code Pénal).

d’une amende pouvant atteindre 30 000 euros et d’une punition pouvant atteindre 2 ans d’emprisonnement dans les autres cas (Article 322-1 du Code Pénal).

L’article 322-1 du Code Pénal prévoit aussi que « le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sans autorisation préalable, sur les façades, les véhicules, les voies publiques ou le mobilier urbain est puni de 3 750 euros d’amende et d’une peine de travail d’intérêt général lorsqu’il n’en est résulté qu’un dommage léger.

Il est complété par l’article 322-2 qui prévoit que la sanction est relevée à 7 500 euros d’amende et d’une peine de travail d’intérêt général, lorsque, entre autres, « le bien détruit, dégradé ou détérioré est destiné à l’utilité ou à la décoration publiques et appartient à une personne publique ou chargée d’une mission de service public ‘’…

L’amende des taggers de Lascaux sera recalculée par le Conseil d’État. Elle dépasse le cadre traditionnel  puisque les auteurs ont dégradé un bien public. Le site  de Lascaux  appartient à la Dordogne, est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Le site est, par ailleurs,  fermé  au public depuis 1983.  On a trouvé  d’étranges similitudes entre  les graffitis trouvés sur les parois, chevaux, cerfs, félins,  et  les figurations pariétales  du fac-similé de Lascaux,  ouvert au public.  Les gendarmes de la brigade de recherche de Périgueux ont lancé un avis de recherche contre l’un des tagger,  surnommé Fumedubelge (en référence aux têtes de cannabis dont il ferait le trafic),  dont le portrait robot est publié dans la presse. Des indices probants,  comme des traces d’oxyde de manganèse et d’oxyde de fer,  ne laissent aucun doute sur les liens avec un groupuscule  de Tarnac en Corrèze, soupçonné d’avoir taggé  un TGV.  Ces indices seraient corroborés par la présence d’un champignon hallucinogène : le mycélium.

Paul Mercusot