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Vers l’an  – 15 000 avant que Jésus ne crie  les hommes préhistoriques  se gelaient  les méninges et  les…  pieds. Ils passaient les affres du paléolithique supérieur enfermés dans les grottes pour éviter le froid polaire et les tempêtes de neige qui régnaient au dehors. Ils ne sortaient que pour chasser l’aurochs.  Certains badegouliens de l’ère Bagedouille,  précitée,  (à ne pas confondre avec l’air nigedouille)  avaient découvert qu’on pouvait tagger les murs pour tuer  le temps  et s’occuper  les mains. C’est ce que font nos taggers aujourd’hui.

Nos ancêtres s’étaient fadés le maximum glaciaire pendant près de 75 000 ans , en grelottant,  avant de passer à  l’art rupestre.

En l’an – 15 000,  l’homme avait inventé l’aiguille à chas, le crochet, le crachoir, le burin, et la bombe de peinture. On trouve, d’ailleurs, des vestiges de ces bombes dans les fouilles de Lascaux, France, Padah Lin, Birmanie, et autres sites mondialement réputés.

Dix sept mille ans plus tard  les mêmes tags  embellissent les mornes banlieues,  les murs d’usine,  les arches de ponts, les façades de maison.

Voici ce que dit la loi  sur l’amende encourue :

… ‘’Lorsqu’ils ne sont pas faits sur des supports autorisés, les graffitis constituent, pour le droit pénal français, une « destruction, une dégradation ou une détérioration volontaire d’un bien appartenant à autrui », qui est punie :

d’une contravention de 5e classe (1 500 euros ou plus) s’il n’en résulte qu’un dommage léger (Article R.635-1 du Code Pénal).

d’une amende pouvant atteindre 30 000 euros et d’une punition pouvant atteindre 2 ans d’emprisonnement dans les autres cas (Article 322-1 du Code Pénal).

L’article 322-1 du Code Pénal prévoit aussi que « le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sans autorisation préalable, sur les façades, les véhicules, les voies publiques ou le mobilier urbain est puni de 3 750 euros d’amende et d’une peine de travail d’intérêt général lorsqu’il n’en est résulté qu’un dommage léger.

Il est complété par l’article 322-2 qui prévoit que la sanction est relevée à 7 500 euros d’amende et d’une peine de travail d’intérêt général, lorsque, entre autres, « le bien détruit, dégradé ou détérioré est destiné à l’utilité ou à la décoration publiques et appartient à une personne publique ou chargée d’une mission de service public ‘’…

L’amende des taggers de Lascaux sera recalculée par le Conseil d’État. Elle dépasse le cadre traditionnel  puisque les auteurs ont dégradé un bien public. Le site  de Lascaux  appartient à la Dordogne, est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Le site est, par ailleurs,  fermé  au public depuis 1983.  On a trouvé  d’étranges similitudes entre  les graffitis trouvés sur les parois, chevaux, cerfs, félins,  et  les figurations pariétales  du fac-similé de Lascaux,  ouvert au public.  Les gendarmes de la brigade de recherche de Périgueux ont lancé un avis de recherche contre l’un des tagger,  surnommé Fumedubelge (en référence aux têtes de cannabis dont il ferait le trafic),  dont le portrait robot est publié dans la presse. Des indices probants,  comme des traces d’oxyde de manganèse et d’oxyde de fer,  ne laissent aucun doute sur les liens avec un groupuscule  de Tarnac en Corrèze, soupçonné d’avoir taggé  un TGV.  Ces indices seraient corroborés par la présence d’un champignon hallucinogène : le mycélium.

Paul Mercusot

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