Il y a quelques jours je me suis acheté un gloss et, surprise, il avait le goût de la fraise ! Je me suis donc demandée à quoi cela pouvait servir d’avoir un brillant à lèvre parfumé ? Les cosméticiens ont-ils considéré que le baiser parfumé pourrait faire barrage à ce qui remonte des profondeurs et se diffuse dans l’haleine ? Un peu comme la peinture fraîche sur une bouche d’égout, les préservatifs parfumés à la banane, les coquilles roudoudou, l’aphrodisiaque spanish fly ?
Mais examinons le côté pratique de la chose :
Le gloss a pour but de vendre tout ce que les lèvres pulpeuses et entrouvertes sous-jacentent aux hommes, et l’illusion d’avoir des lèvres de bimbo aux femmes. Ce que ne dit pas la notice, c’est que le gloss parfumé a provoqué nombre d’accidents dont voici un petit récapitulatif statistique communiqué par les services urgentistes :
Piqures d’insecte sur les lèvres : 163 en 2010
- dont 89 provoquées par des guêpes.
- 11 par des guêpières.
- 32 par des gaypied.
- 31 d’origine inconnue, mais issues de la rencontres de la lippe avec le dard.
Allergies médicalement constatées : 2169
– 2000 par réaction chimique à un lubrifiant (huile minérale, vaseline, huile de coude)
- 100 par contact entre gloss et latex (gants médicaux, gants de ménage, préservatifs non lubrifiés)
- 69 par interpolation (l’interpolation est ma spécialité : je prends 20€ de l’heure, et il me faut quelques heures pour une bonne interpolation).
Accidents divers : 331
- 31 par dérapages incontrôlés (Nouvel An, Carnaval de Strasbourg, soirées choucroute, thé dansant)
- 200 lors de dérapages contrôlés (Meetic Infitiny, Gleeden, Caikankonbez)
- 100 lors de collusion frontale (charge, échauffourée, abordage)
Paul Mercusot