http://www.m6replay.fr/emissions/l-amour-est-dans-le-pre/12600338#/emissions/l-amour-est-dans-le-pre/12600338
Je suis tombée sur cette série par hasard. C’est le dimanche, sur M6. C’est une émission réservée aux agriculteurs (trices) célibataires, qui cherchent un partenaire pour la vie. Ils s’inscrivent donc sur le site de M6.
Je ne vais pas vous faire le résumé des émissions que je n’ai pas visionnées depuis le début. Ce n’est pas grave. Les deux premiers épisodes présentent les candidats, la lecture du courrier reçu des postulants et postulantes, l’organisation de rencontres à Paris. Elle met le paquet, la chaîne M6 : hôtel, limousine, « speed dating » avec les sélectionnés (je suis désolée, mais dans la langue française le masculin l’emporte sur le féminin !)
Le meilleur est pour la troisième émission : les élus débarquent à les ferme, chez les quatre candidats masculins, et la candidate féminine, Cécile, qui cultive des piments dans le Sud Ouest.
C’est là que ça se corse, au pays basque : la rencontre devient explosive…
M6 a envoyé les élus(es) par paire, comme les… lunettes. Règle numéro un : il faut faire un choix au bout d’une semaine. Il est impossible de garder une des candidates ou un des postulants enfermés dans une grange comme roue de secours. J’ai toujours été persuadée que les rencontres assistées ne pourront jamais fonctionner. Les êtres humains ont besoin de leurs sens pour faire leurs choix amoureux : comme les animaux. Les petites annonces, les sites de rencontres, les « speed dating » boitier zoda et autre billevesées ne remplaceront jamais les hormones et leur fonctionnement anarchique.
Voici donc Cécile avec ses deux candidats potentiels à la vie en plein air, au milieu des montagnes, des chèvres et des piments. Pas très contente, Cécile : elle ne s’attendait pas à récupérer des boulets, ce qu’elle réalise derechef quand ils mettent les pieds chez elle. Du coup, elle les envoie dormir à l’hôtel, pendant que ses collègues masculins ont préparé des suites nuptiales dans leurs nids respectifs. Cécile se trouve obligée de tenir ses engagements, face à un soixante-huitard attardé, né avec un poil dans la main qui ne servira pas de piquet à piment, et un petit brun vachard qui passe son temps à ridiculiser son rival. Iznogoud, le petit brun, et Jean Ferrat, le grand chevelu, sont mis à l’épreuve par la dame. Il y a longtemps qu’une émission ne m’avait pas fait autant rire. Pour les accueillir, Cécile s’est habillée d’un pantalon qui appartenait à son grand-père, et d’un sweat-shirt qui figure sur le catalogue la Redoute : le rose et violet, à fleurs et à bouloches, modèle années 90. D’emblée elle leur annonce qu’ils vont manger pizza et quiches surgelées, réchauffées au micro-ondes. Le four normal, ça prend trop de temps… « Ça colle au dentier », leur dit-elle avec un clin d’œil, en les regardant se battre avec les fils de fromage fondu et la pâte molle… Le lendemain, elle leur fait le coup de la sieste (sans eux), pendant qu’ils attendent dehors en observant les busards. Heureusement, il ne pleuvait pas… Le surlendemain, c’est les courses à Aldi, suivies de l’arrachage de deux cents piquets. Histoire de corser le jeu, elle les a cimentés dans le sol, ses tuteurs… Au bout de quelques jours, les amoureux potentiels insupportent la dame. La rencontre manque de piment, et les messieurs d’espelette. J’ai hâte de visionner le prochain « petage» de plombs de Cécile…
Pendant ce temps, les candidats masculins s’occupent de leurs paires respectives. Je parle des dames, bien entendu. Il y a le vieux garçon paysan et sa môman, qui chandelle la rencontre avec des yeux acérés. L’invitée a cinq enfants dont l’existence, dissimulée, a failli faire claquer mamy. C’est pas gagné : Môman règne sur les fourneaux et sur les slips de son fils, comme Cruella sur les 101 dalmatiens. Elle veut bien de la main-d’œuvre pour la ferme mais ne laissera pas une bande de gamins briguer l’héritage familial. L’invitée est très jolie. Ils l’ont payée pour aller dans cette ferme, la chaîne M6 ? S’ils ne l’ont pas payée, elle est suicidaire, ou a besoin d’un toit d’urgence.
Il y a le beau fermier du Limousin, là je passe, c’est sans histoire.
Reste l’anarco-écolo échoué dans une ferme du midi. Il a cinquantaine exigeante, l’œil méfiant, un petit côté totalitaire voire procédurier, en référence à un long et douloureux divorce, qu’il cite avec gourmandise. Il aimerait une compagne plus jeune ( papy il faut calculer que dans dix ans, la mécanique sera moins performante). Je lui suggère donc de prendre un des candidats de Cécile, Jean Ferrat comme roue de secours pour la dame.
Affaire à suivre dimanche prochain, pour ceux qui veulent rire un peu !
Paul Mercusot
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