L’abbé Pierre avait perdu la foi

28 02 2009

Pour qu’il nomme Martin Chiche à la présidence  des Emmaüs, l’abbé Pierre devait avoir perdu la foi.  Il a fait entrer le vers dans les fruits défendus. Le gouvernement se frotte les mains. Saint Martin ne partage pas son manteau avec les pauvres : il les fiche  à poil. Descente spectaculaire  dans les Emmaüs, arrestation de pauvres bougres, fouille, perquisition, garde à vue du directeur. Du grand spectacle destiné à taxer les votes du nain de jardin (le Breton binocleux qui ressemble à un pitbull).

Je propose que nous sollicitions Carla afin qu’elle accueille les SDF et les sans-papiers dans le jardin de l’Elysée : sous des tentes Quechua estampillées  du  noeud rouge de la lutte contre le sida. C’est pas une bonne idée, ça ? Personne n’ira les arrêter là bas. Et d’abord :  est-ce que  le Président a  des papiers en régle ? Qu’est-ce qui nous dit que ses parents n’étaient pas des clandestins ? C’est aussi une piste à explorer. Vous voyez un peu les gros titres : le Président fils de clandestins hongrois.

Dans l’élégante lignée de la   politique  gouvernementale on pourrait peut-être vérifier les origines des ministres. Bernard Laporte  par exemple. Est-il génétiquement labellisé ? Il est un peu grand pour un français de souche…

Où va-t-ton cacher nos sans-papiers, maintenant ?  Dans les temples ? Dans les bois ?

Il reste les Cévennes, là où les protestants se terraient  pendant les révoltes. Puisque les catho ont vendu leurs clandestins  au diable, voyons ce que les protestants proposent dans leurs caches du Mas Soubeyran. Ils ont bien accueilli Le Pen et sa femme pendant l’assemblée du désert de 1998 ou 99…

Paul Mercusot





Durex : l’assurance anti obsèques

6 02 2009

Pour les plus de 50 ans

Pour nos amis anglais…





frotti frotta

5 02 2009

Il y a bien longtemps, Gainsbourg sonna le glas du frotti frotta avec sa décadence…  Le slow  passa de mode, devint ringard. Draguer sans toucher était plus tendance.

Le slow était l’instant délicieux où un garçon venait chercher une fille pour la serrer  contre lui. Les filles étaient ravies, parce qu’élues par le grand dadais qui venait les solliciter en regardant ses pieds. Au début  quelques distances académiques  étaient respectées, puis les corps commençaient à se coller. Dans le nuage de fumée des “boîtes” strié par les spots colorés, les filles découvraient leur effet sur les garçons. Pour celles dont la mère avait oublié de préciser que les roses ne naissaient pas dans les choux,  la rencontre avec le danseur  leur enseignait que le chou a une tige. Aujourd’hui nos jeunes filles n’ont pas cette chance. Elles se fadent des “techno” des “rêves” où les garçons  oublient les leurs,   anesthésiés par  le diktat gestuel et les décibels.  

La génération d’avant-guerre, étouffée dans le carcan des conventions, avait inventé la valse, le tango, la marche, toutes sortes de ruses  de sioux qui permettaient aux corps de se rencontrer.

Les années  quatre-vingt  ont créé une génération de  garçons  timides,  dont la difficulté à draguer les filles est proportionnelle à celle des filles à aller vers  les garçons.

Par mesure de salubrité, on devrait donc remettre le slow au goût du jour,  le rendre obligatoire dans les lycées,  à compter de la majorité sexuelle.

On l’étendrait également aux administrations et au parlement. Faire danser le slow aux politiques  et aux hauts  fonctionnaires leur ferait le plus grand bien. Cela leur éviterait les accidents cardio-vasculaires pour les uns, l’ulcère de l’estomac pour les autres.   Evidemment les sénateurs, trop âgés, seraient épargnés par la mesure : en raison des risques de fracture du  col du fémur…

Paul Mercusot